La démarche Garonne débordante s'accélère

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Evénement
Le 16 septembre

De gauche à droite : Pascal Benoit (CC des deux rives) ; Alain Belloc (CC Grand Sud Tarn et Garonne) ; Hugues Samain (CC Terres des confluences) ; Franck Solacroup (SMEAG) ; Xavier Lavergne (CC Terre des confluences)

PPG / PEP-PAPI Garonne débordante

Le groupement des 6 EPCI de la Garonne débordante est maître d’ouvrage d’une étude pour élaborer un PPG et PEP-PAPI.

Ce sont les bureaux d’études Egis Eau et Mayanne qui ont été retenu pour réaliser cette étude. 

Phasage de l'étude d'élaboration du PPG et du PEP Garonne débordante

PPG affluents

Les services des EPCI co-signataires de la Charte d’engagement poursuivent leurs études, en régie, d’élaboration du PPG sur les affluents de la Garonne. L’ états des lieux et le diagnostic ont été réalisé et présenté aux élus du territoire.

Le 1er octobre, les élus ont participé à des ateliers de travail visant à définir les enjeux de ces bassins versant.

La stratégie du PPG sera présenté début 2025.

Garonne débordante

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Le 3 novembre

Les communautés de communes des Hauts Tolosans, du Frontonnais, Grand Sud Tarn-et-Garonne, Terres des Confluences et des Deux Rives ainsi que la communauté d’agglomération du Grand Montauban se sont engagées dans une démarche commune de gestion des milieux aquatiques et de prévention des inondations.

Le bassin versant de la Garonne débordante (782 km2) s’étend de la commune de Daux (31)
à Lamagistère (82).

L’EP Garonne accompagne les EPCI au titre de sa mission de mise en œuvre du SAGE « Vallée de la Garonne ».

Pour répondre aux enjeux humains et écologiques du territoire Garonne débordante, une stratégie globale et partagée visant à la fois la protection des personnes et des biens et la restauration des milieux naturels est nécessaire

Cette démarche consiste à élaborer conjointement et de façon complémentaire un Plan Pluriannuel de Gestion des milieux aquatiques et humides (PPG) et un Programme d’Action de Prévention des Inondations (PAPI). Cette approche permet de rétablir les services rendus par les milieux naturels en matière de prévention des risques d’inondation, pour diminuer l’impact des crues sur des zones urbanisées via des solutions fondées sur la nature (zones tampons, meilleure infiltration de l’eau dans la nappe, …).
Ces programmes d’envergure visent à adapter l’aménagement du territoire pour le rendre plus résilient aux impacts (inondations et sécheresses) du dérèglement climatique.

Tout en définissant une stratégie globale avec des actions concrètes pour assurer la protection des riverains, il s’agit de :

• Restaurer les milieux naturels sur le bassin-versant de la Garonne débordante pour favoriser la biodiversité
• Maximiser les services rendus par les milieux aquatiques :
– zones tampons qui ralentissent les écoulements lors des crues ;
– infiltration de l’eau dans les sols, la nappe et autoépuration ;
– amélioration du cadre de vie (zones naturelles de promenade, espace au frais l’été).
et participer ainsi à l’atteinte du bon état écologique des eaux (cf Directive Cadre Européenne sur l’Eau et SDAGE Adour Garonne) sur le bassin Garonne aux côtés de démarches similaires : PPG portés par le SYGRAL, PPG affluents de la Garonne, SAGE Hers mort Girou, PAPI Tarn, politiques des Espaces Naturels Sensible (ENS) des Départements.

La Garonne débordante : un territoire qui porte bien son nom

Entre Toulouse et Agen, avant les grands aménagements du XXe siècle, la Garonne avait la capacité, plus qu’ailleurs sur sa Vallée, de se déplacer latéralement et de s’étaler largement lors des crues. C’est pourquoi cette partie du fleuve est appelée Garonne débordante. Elle possède une richesse écologique remarquable. En effet, la diversité des habitats faunistiques et floristiques est favorisée par la présence de nombreux bras morts issus de la divagation passée du fleuve.

Cependant, le fleuve a fortement été dégradé par les activités humaines, en particulier l’extraction des granulats présents dans son lit. La Garonne s’est fatalement incisée et déconnectée des nombreux petits affluents et de ses annexes hydrauliques : bras morts et zones humides alluviales. Partout l’on peut voir en basses eaux affleurer le socle rocheux du fond de son lit, là où un matelas alluvial était présent.

Le contexte actuel du dérèglement climatique et l’augmentation de la population sur ce territoire exerce des pressions supplémentaires sur le fleuve et sa vallée.

La Garonne débordante devra faire face à des sécheresses plus longues et plus chaudes avec des débits plus bas, plus longtemps en période estivale. D’après l’étude sur la vulnérabilité du bassin de la Garonne face au changement climatique, d’ici 2050 la baisse relative des débits de la Garonne atteindrait -60 % pour le scénario pessimiste et -40 % en moyenne pour le scénario médian.

De plus les pollutions diffuses et le réchauffement attendu de l’eau dégradent sa qualité et compliquent les opérations de traitement de l’eau pour sa potabilité.
À l’inverse des sécheresses, le changement climatique engendre aussi des phénomènes pluvieux extrêmes pouvant entraîner des crues plus intenses, à l’image de celle de janvier 2022.

Ces dégradations accentuées par le dérèglement climatique menacent fortement :
les milieux aquatiques et la biodiversité présente et, avec eux, la qualité du cadre de vie et les services rendus gratuitement par la nature ;
l’alimentation en eau du territoire en quantité et qualité : à cause d’une diminution de l’infiltration de l’eau dans la nappe alluviale, les prélèvements en Garonne seront impactés lors des étiages sévères. Or 6 points de prélèvement alimentent en eau potable 112 514
habitants du Tarn-et-Garonne soit 43 % de la population départementale (source sispea 2022). Or, l’infiltration permet une autoépuration naturelle de l’eau : ce bénéfice sera réduit et par
conséquent la concentration des polluant augmentée.
la vulnérabilité du territoire aux inondations : la capacité de débordement qui dissipe l’énergie du cours d’eau dans des zones non urbanisées a été réduite. Par conséquent les crues à venir impacteront potentiellement d’autant plus les zones habitées

Les chenalisations de la Garonne 

 

La Garonne débordante représente le secteur du périmètre du SAGE où l’enjeu de préservation et de restauration des fonctionnalités du fleuve et de ses milieux associés est le plus important. Caractérisée par une plaine d’inondation très large, et où le lit décrit de nombreux méandres, la divagation de la Garonne était autrefois importante dans ce secteur. Toutefois, le déplacement du lit a été fortement contraint par des enrochements et les extractions de graviers dans le lit mineur.

 

Cette perte de mobilité latérale a contribué à la déconnexion des zones humides (Foret alluviale, bras mort, annexe fluviale …), à la création d’un chenal unique et ainsi à la diminution de la diversité des habitats du lit et de la biodiversité (continuités écologiques dégradées).

Les inondations

Concernant la thématique de gestion du risque inondation, le territoire de la commission géographique n°3 est très stratégique en termes de temporisation des crues pour l’aval. Les champs d’expansions de crue de la Garonne débordante correspondent à un volume non négligeable de rétention pour les crues de la Garonne. La restauration et la préservation du champ d’expansion des crues est donc un enjeu fort du territoire.

Outre l’enjeu de protection des populations présent sur le territoire (TRI Montauban-Moissac), la protection des terrains agricoles est également un enjeu puisque les cultures y sont déjà en développement lors des crues printanières d’influence pyrénéenne. La gestion du risque inondation gagnera à être cohérente sur l’ensemble du territoire. Ainsi une vigilance particulière semble devoir être portée sur la prise en compte des problématiques amont (commission géographique n°2, TRI de Toulouse) et aval (commission géographique n°4, TRI d’Agen). La cohérence amont/aval intégrant également l’Espagne est une problématique.

L’état qualitatif

 

Comme pour l’ensemble du périmètre du SAGE en aval de Toulouse (commissions n°3, 4 et 5), les problématiques liées à la qualité de l’eau proviennent essentiellement de la contamination de la nappe d’accompagnement par les nitrates et les pesticides. L’ensemble des petits affluents de la Garonne sur ce secteur sont également concernés par cette contamination. Sa proximité avec l’agglomération toulousaine, en revanche, rend le secteur plus vulnérable aux pollutions urbaines venant de l’amont et met en exergue l’enjeu de préservation de l’usage Alimentation en Eau Potable.

 

Pour assurer une vocation efficace de milieu tampon entre les activités humaines de la plaine alluviale et le milieu aquatique, les boisements du secteur doivent donc retrouver une expansion suffisante et des possibilités de régénération naturelle.

L’état quantitatif

Du point de vue quantitatif, l’usage d’irrigation, bien que lié à une activité économique prépondérante, constitue la pression la plus forte en termes de prélèvements. L’état quantitatif fragile de la ressource superficielle sur ce secteur peut dès lors créer des conflits d’usages, notamment en perspective du changement climatique. Il convient néanmoins de souligner que le secteur de la Garonne débordante est également celui où l’efficacité du PGE est la plus importante.

Pérenniser l’alimentation en eau potable et l’activité agricole en favorisant son adaptation au changement climatique par des changements de pratiques sont des enjeux primordiaux du territoire.

La réappropriation sociale des paysages

 

La commission géographique n°3 constitue un bon exemple de mouvement de réappropriation sociale du fleuve ainsi que des services que peuvent rendre la nature à la population (bien être, qualité de l’eau, biodiversité…).

La richesse en termes de biodiversité et de milieux naturels doit servir de tremplin pour la promotion du territoire. La découverte du patrimoine paysager constitue un outil de mise en valeur du patrimoine naturel (richesses écologiques, paysagères, …) conduisant à sa préservation.

L’état des zones humides

Les données zones humides de cette commission géographique proviennent en majorité de l’inventaire départemental mené par le conseil départemental du Tarn-et-Garonne et également de l’inventaire du conseil départemental de la Haute-Garonne pour la partie amont.

 

Le territoire se caractérise par la présence d’un peu plus de 1 500 Ha de zones humides représentant environ 16% des zones humides du SAGE.

Elles comprennent les zones de confluences (ex : confluence de la Garonne avec le Tarn) accompagnées de roselières, les boisements riverains naturels, les annexes hydrauliques, les atterrissements, mais également les plans d’eau formés par les retenues ou d’anciennes gravières.

À la suite de la construction du barrage de Malause, le plan d’eau formé à la confluence avec le Tarn (commune de Saint-Nicolas-de-la-Grave) constitue un milieu humide remarquable de 450 ha. Ce plan d’eau est une singularité fondamentale sur la Garonne, dont les parties comblées se végétalisent pour donner naissance à des habitats écologiquement très riches.

Sur le territoire de la commission, de nombreux bras morts sont les marques de la forte divagation passée du lit de la Garonne dans ce secteur et constituent des zones humides essentielles, d’autant plus qu’ils demeurent résiduels sur l’ensemble de la Garonne.

Le territoire se caractérise par la présence de zones humides composées de boisements alluviaux dont les ripisylves (47%), de prairies humides (21%), de roselières (8%), et de végétations aquatiques (4%).

La commission géographique 3

La commission géographique Garonne débordante s’étend de Beauzelle (31) à Malause (82).
La Garonne d
ébordante représente un territoire de 1.247 km2 soit 15,35% du périmètre du SAGE. 

Pour plus d’information sur la commission géographique n°3, consultez le diagnostic territorialisé de la commission géographique n°3.

  • M. Alain BELLOC, président de la commission
  • M. Cédric TRÉGUER, référent territorial